21 avril 2012 6 21 /04 /avril /2012 11:26

 

Retour sur la contribution de l'illustre Pr Gilles-Éric Séralini à une belle cacade


 

 

Deux ans déjà !

 

L'aubergine Bt a refait les titres des journaux en Inde, deux ans après que le Ministre Jairam Ramesh, alors de l'environnement, aujourd'hui du développement rural, mit un coup d'arrêt à l'aubergine Bt.

 

Motif : le 24 février 2012, dans une interview avec le journal Science, le Premier Ministre Manmohan Singh avait mis en cause le rôle de certaines organisations non gouvernementales (ONG) dans le financement de la campagne d'opposition à l'aubergine Bt [1].  Cela provoqua évidemment des protestations des organisations qui se sentirent visées, et aussi une tentative de justification de M. Ramesh.  Selon lui, sa décision – un moratoire et non une interdiction, dit-il – avait été déterminée par les positions des gouvernements des États fédérés, l'absence de consensus au sein de la communauté scientifique, le fait que les essais n'avaient pas été terminés et le fait qu'il n'y avait pas de mécanisme professionnel indépendant pour instaurer la confiance au sein de la population.  Il ajouta : « Comme j'étais directement impliqué, je peux dire sans ambages qu'aucune ONG n'a influencé mon avis » [2]. 

 

 

La mémoire courte du Ministre Ramesh

 

Affirmation grotesque... Il suffit de lire les documents, puisque le Gouvernement indien a eu la bonne idée de publier non seulement le texte de la décision prise par M. Ramesh [3] le 9 février 2010 – au grand dam de ses collègues de la science et de la technologie, Prithviraj Chavan, et de l'agriculture, Sharad Pawar, qui ont publiquement manifesté leur désapprobation [4] – mais aussi les contributions écrites qui lui avaient été soumises [5].

 

En décrétant la tenue de consultations publiques, le 15 octobre 2009, soit dès le lendemain de la recommandation positive par le GEAC (Genetic Engineering Approval Committee), le ministre s'était livré à une « manœuvre » [6] ; une manœuvre même si le dossier d'homologation avait été traité de manière critiquable par le GEAC sur le plan des procédures.

 

 

Les « contributions » du Pr Gilles-Éric Séralini

 

Les documents précités ont aussi l'avantage de révéler les « contributions » du Pr Gilles-Éric Séralini, récemment intronisé « scientifique international de l'année 2011 » par l’International Biographical Centre of Cambridge (Royaume-Uni) [7].

 

Ces contributions écrites consistent en une « réponse au rapport du GEAC de janvier 2010 » (pages 274 et 275), également publiée en tant que commentaire dans Nature, une réponse détaillée à un rapport EC-II du GEAC (pages 276 à 280) et une « analyse détaillée des réponses de Mahyco à mon rapport, pages 66-84 du rapport du GEAC » (pages 281 à 303).

 

Ces documents permettent une analyse scientifique de ces contributions puisque, ensuite d'une décision judiciaire, le Gouvernement indien a également publié le dossier de biosécurité produit par Mahyco à l'appui de sa demande d'homologation [8]

 

Ils permettent aussi d'analyser le comportement de M. Séralini, particulièrement à la lumière de ses récriminations selon lesquelles il est « la cible d’attaques et de pressions morales émanant d’une partie de la communauté scientifique [...], et qui vont jusqu’à remettre en question les conditions mêmes de ses travaux de recherche (position académique, financements) » [9] ; et à la lumière de son chagrin devant le fait qu'il ait été qualifié de « chercheur avant tout militant anti-OGM qui se prétend indépendant alors que ses études sont financées par Greenpeace » [10].

 

 

Pour la Cour suprême indienne ou pour Greenpeace ?

 

Mais avant cela un retour en arrière s'impose.  L'aubergine Bt faisait déjà l'objet d'une bataille de tranchées devant la Cour suprême indienne par le biais d'une Public Interest Litigation menée par quatre activistes, dont Aruna Rodrigues [11].  En mars 2008, la Cour avait ordonné la publication des données de Mahyco sur l'allergénicité et la toxicité.  Cela a par conséquent permis aux activistes de faire faire un examen critique de ces données par, notamment, « la star des scientifiques anti-Bt brinjal [...], le Pr Gilles-Éric Séralini » [12].

 

La production de M. Séralini a été mise en ligne sur le site du CRIIGEN, avec d'autres documents, [13].  Selon la page d'introduction, « Le Pr Gilles-Eric Séralini a évalué pour la Cour Suprême de l'Inde [...].  À la fin de son document, on peut toutefois lire, donc écrit de sa propre main : « This critical review of Mahyco’s data on Bt brinjal is commissioned by Greenpeace ».

 

Il s'agit là d'une liberté prise avec la vérité qui n'est point accidentelle.  Ainsi, selon sa biographie dans Wikipedia qui cite la quatrième de couverture de son livre : « [i]l est expert depuis 1998 pour le gouvernement français, l'Union européenne et plus récemment pour le Canada et l'Inde » ; on trouve les mêmes références dans sa « biobibliographie » sur le site du CRIIGEN, où il se vante aussi d'avoir été cité dans deux livres scolaires [14].

 

Ce n'est malheureusement pas le seul cas d'enjolivure narcissique ! Dès lors, quel crédit accorder à ses travaux scientifiques [15] ? En tout cas, Greenpeace a commandé une oeuvre – pour reprendre le vocabulaire du droit d'auteur – et M. Séralini l'a exécutée, évidemment conformément aux attentes du donneur d'ordre.

 

 

Les mots ont un sens...

 

Produit-on « des expertises » lorsqu'on se borne à réinterpréter les données fournies par le pétitionnaire et à commenter les affirmations du pétitionnaires ou les conclusions de l'autorité d'homologation, et ce, de surcroît, dans les conditions que l'on décrira ci-après ? La question doit être posée.  Quoi qu'il en soit, le travail n'a pas été fait « pour la Cour Suprême de l'Inde et le gouvernement indien » (par exemple [9], dernier paragraphe), mais pour un donneur d'ordre – et vraisemblablement bailleur de fonds – Greenpeace.  Que les documents aient été soumis à la Cour suprême par la plaignante principale dans le premier cas et directement ou indirectement à une instance gouvernementale dans le cadre d'une consultation publique n'y change rien : il y a là, au mieux, tromperie (et M. Séralini et son équipe ne voient aucun problème à déclarer une absence de conflits d'intérêts dans d'autres études manifestement anti-OGM).

 

 

...et les « expertises » sont à sens unique

 

Il y a six constantes dans les « expertises » de M. Séralini :

l        M .Séralini ne produit qu'à charge, reflet de sa position philosophique même s'il s'en défend, ainsi que des attentes des commanditaires.

l        M .Séralini critique sévèrement – pas toujours à tort – les dispositifs d'essais comme très insuffisants.

l        M .Séralini interprète toute différence entre traitements comme une indication de risque potentiel, même si le dispositif d'essai a été préalablement critiqué, même si une relation de cause à effet apparaît extrêmement improbable, et même si les valeurs en cause entrent dans le champ de variation normal.

l        M .Séralini produit des commentaires exagérés pour permettre un accrochage médiatique.

l        M .Séralini commet des erreurs manifestes.

l        Quoi qu'il en soit, pour M .Séralini, les examens ne sont jamais suffisants.

 

 

Un grossier enfumage

 

La conclusion générale du document de janvier 2009 [13] qui a servi aux pétitionnaires devant la Cour suprême – plus facile à lire que les suivants car il a été édité – est claire et sans surprise :

 

« L'autorisation d'introduire l'aubergine Bt dans l'environnement aux fins de l'alimentation humaine et animale et de la culture peut présenter des risques sérieux pour la santé humaine et animale, et l'introduction devrait être interdite. »

 

Le document s'ouvre sur la constatation de l'absence de signatures sur la plupart des rapports d'essais, absence qui suffirait selon M. Séralini à invalider les résultats (c'est la deuxième phrase du résumé).  Tout fait ventre...

 

Idem pour pour le fond, la couleur étant annoncée d'emblée :

 

« L'aubergine Bt n'a pas été testée de manière satisfaisante du point de vue de la sécurité et de l'environnement. »

 

Des essais d'alimentarité avaient pourtant été effectués... sur des chèvres, des lapins, des poulets, des vaches, des rats et des carpes.  M. Séralini observe en résumé que :

 

« Les paramètres affectés dans les animaux nourris avec cet OGM portent sur les cellules ou la chimie sanguine, mais de manière différente selon les dates de mesure au cours des études ou selon le sexe. »

 

M. Séralini s'est en effet attaché à recenser toutes les différences significatives que l'on a pu relever dans les divers essais ; en clair : pointer les astérisques dans les tableaux.  Il s'agit là d'un exercice qui n'a exigé aucune compétence particulière, sinon de la minutie et une bonne vue.  Il en résulte un catalogue à la Prévert, ou à la « Je n'suis pas bien portant », qui commence par l'inoubliable « J'ai la rate qui se dilate ».

 

M. Séralini a également relevé des modifications dans les consommations, auxquelles les auteurs des essais n'avaient rien trouvé à redire.  Par exemple, les lapins qui ont pris de l'aubergine Bt auraient consommé moins, alors que les vaches auraient consommé plus de matière sèche.  Et de conclure :

 

« Tout ceci produit une image très cohérente d'une aubergine Bt potentiellement dangereuse pour la consommation humaine.  Il sera aussi potentiellement dangereux de manger les animaux ayant ces problèmes, ayant mangé des OGM. »

 

Que des modifications (alléguées) en sens contraire produisent une image plutôt incohérente ne sauraient échapper au commun des mortels.  Et, à moins de considérer que l'aubergine Bt a des pouvoirs magiques, l'incohérence de l'image globale ainsi obtenue aurait dû inciter à la prudence dans les conclusions.  M. Séralini n'en a eu cure.

 

Il était tout aussi téméraire de conclure sur la consommation d'animaux qui auraient été nourris avec des aubergines Bt (encore que le mot « potentiellement » produisait une conclusion peu... concluante).

 

Mais il est vrai que M. Séralini s'adressait, par plaignante interposée, à une cour de justice...

 

 

Une grossière manipulation

 

Mais voyons de plus près l'essai sur les vaches [16].  Il avait porté sur deux fois huit vaches et aurait duré 42 jours selon M. Séralini (en fait 49 puisqu'il y a eu une semaine de contrôle préalable, mais passons).  Il observe en résumé :

 

« Pour les vaches, la production de lait et sa composition étaient changés de 10-14 %.  Il y avait plus de lait et plus de consommation de matière sèche grossière comme si les animaux avaient été traités avec une hormone » [17].

 

Pourquoi « ...comme si les animaux avaient été traités avec une hormone » ? Pourquoi, plus généralement, mentionner cette différence – à laquelle les auteurs de l'étude n'avaient prêté aucune attention pour les raisons que l'on verra plus loin – alors qu'on n'a relevé rien de tel (nous semble-t-il) sur le maïs Bt maintenant donné à des milliers de vaches laitières dans les pays qui le cultivent ? L'aubergine Bt aurait-elle dans l'esprit de M. Séralini des vertus magiques que le maïs Bt n'aurait pas ? Après tout, une telle augmentation de la production laitière, au prix évidemment d'une augmentation de la consommation, serait bénédiction pour de nombreux pays et producteurs !

 

La réponse est à notre sens simple : instiller la peur et fournir une accroche pour les campagnes médiatiques.  De fait, le mot « hormone » a eu un effet magique [18].

 

Dans le corps du texte, toujours du document de 2009, M. Séralini détaille les différences alléguées :

 

« Les vaches mangeant de l'aubergine GM ont produit significativement plus de lait (14,3 %) comme si elles avaient été traitées avec une hormone faible ('light hormone'), en 42 jours seulement [17].  La teneur en cendres du lait a varié significativement pour les vaches nourries à l'aubergine transgénique entre la deuxième et la quatrième semaine, à la fin de l'essai leur consommation de matière sèche était significativement plus élevée (10,5 %).  On ne peut conclure de l'expérience qu'il n'y a pas de modifications métaboliques après consommation d'aubergine Bt par des vaches en lactation et par conséquent ce fourrage ne peut pas être considéré comme sûr. »

 

Pourquoi ce dernier membre de phrase, alors que l'expérience ne permet pas non plus d'exclure la conclusion que le fourrage est sûr ?  En effet, une augmentation de la consommation et de la production de lait est plutôt un signe de bonne qualité du fourrage.

 

Encore une fois, la réponse est à notre sens simple : instiller la peur...

 

 

Un grossier mensonge

 

Mais tout cela repose aussi sur un grossier mensonge.

 

En effet, selon les données mises en ligne de la G.B. University of Agriculture and Technology de Pantnagar [19], les vaches ayant consommé de l'aubergine Bt ont produit – en moyenne sur six semaines –  5 % de lait en plus que les témoins (6,26 l/j contre 5,95, différence non significative statistiquement).  D'où vient donc la différence de 14,3 % de M. Séralini ?

 

Le tableau suivant permet d'en identifier très simplement l'origine (production de lait en kg/jour).  En effet, il ne faut pas être « scientifique international de l'année » pour la trouver.

 

 

Témoins

Bt

Contrôle

5,84

5,86

Semaine 1

6,37

6,62

Semaine 2

5,77

5,88

Semaine 3

5,85

6,18

Semaine 4

5,86

6,09

Semaine 5

6,41

6,59

Semaine 6

5,43

6,21

Moyenne

5,95

6,26

 

 

M. Séralini a construit sa supercherie sur la seule sixième semaine !

 

Et la différence (en fait de 14,364 %, qui s'arrondit à 14,4 %) provient d'une chute – inexpliquée par les auteurs de l'étude – de la production des témoins !

 

 

bt témoins

La même conclusion s'impose pour la consommation de fourrages grossiers.  La consommation totale était identique sur les six semaines (9,89 kg de matière sèche/jour pour le témoin, 9,87 pour  les vaches ayant reçu de l'aubergine Bt) ; la consommation de fourrages grossiers n'était pas significativement différente (6,52 kg MS/jour contre 6,62).  Et, dans la série de mesures hebdomadaires qui ne révèle pas de tendance générale, la différence statistiquement significative ne se trouve qu'à la sixième semaine pour les fourrages grossiers (5,32 kg MS/jour contre 5,88).

 

Mais, selon un schéma bien établi, M. Séralini en déduit qu'elle est biologiquement significative, au passif de l'OGM, et qu'il y a un risque sanitaire [20].

 

L'histoire de la teneur en cendres du lait est encore plus cocasse.  Elle était en moyenne de 0,71 % (témoin) et 0,73 % (vaches ayant reçu de l'aubergine Bt).  Le 14e jour on a mesuré 0,70 % et 0,75 % respectivement, et du 21e au 27e jour, 0,78 % et 0,73 %.  Les différences étaient certes significatives... mais en sens inverse (et la variation principale s'observe chez les témoins) ! Moyennant quoi, rappelons le :

 

« La teneur en cendres du lait a varié significativement pour les vaches nourries à l'aubergine transgénique entre la deuxième et la quatrième semaine. »

 

 

Et, pour conclure, des grossièretés

 

L'analyse de M. Séralini a donné lieu à une controverse entre lui et le Comité d'autorisation du génie génétique (GEAC), et celle-ci est reflétée sous forme synoptique dans la documentation mise en ligne [5] (pages 289 et 290 pour l'essai sur les vaches) [21].

 

Voici l'extrait relatif à la quantité de lait :

 

« S. : Plus de lait (14,3 %) comme si elles avaient été traitées avec une hormone faible, en 42 jours.

 

G. : Les données indiquent clairement qu'il n'y avait pas de différence significative dans les productions et les consommations hebdomadaires entre les vaches nourries avec des fruits d'aubergine transgénique et non transgénique.

 

S. : Le pouvoir de la méthode statistique est trop mauvais pour détecter de telles modifications sur un nombre d'animaux aussi limité, la conclusion est donc maintenue.

 

G. : L'EC-II [le deuxième comité d'experts] a réitéré que des modifications insignifiantes ont été inutilement soulignées.

 

S. : Désolé pour le GEAC, ce qu'il faut, c'est révéler tout signe de problème dans un laps de temps si court, d'une manière générale lorsqu'un comité est juridiquement responsable de donner des avis au gouvernement accordant des autorisations pour ce produit pour des milliards de repas.  À mon avis, la composition du comité GEAC est trop légère scientifiquement, ainsi que du point de vue médical, pour être maintenue en l'état. »

 

En bref, S. affirme, G. réfute, S. biaise et maintient son affirmation, G. réfute à nouveau, S. moralise et insulte.

 

Et pour la teneur en cendres du lait :

 

S. : « La teneur en cendres du lait a varié significativement pour les vaches nourries à l'aubergine transgénique entre la deuxième et la quatrième semaine, à la fin de l'essai, leur consommation de matière sèche était significativement plus élevée (10,5 %).

 

G. : Il y avait également des variations de la teneur en cendres du lait des vaches nourries avec des fruits de l'aubergine non transgénique.

 

S. : Non, nous parlons de différences significatives avec des contrôles (controls) appropriés.  Regardez à nouveau les résultats.

 

G. : L'EC-II a noté que toutes les valeurs de la teneur en cendres étaient dans l'intervalle normal dans les deux groupes.

 

S. : Non, il y avait des statistiquement différents avec des contrôles appropriés [note : traduction mot à mot pour coller à l'original].  Regardez SVP ! ! »

 

En bref, S. affirme, G. réfute, S. insiste en répondant à côté, G. réfute à nouveau, S. insiste et prend le GEAC de haut.

 

Et voici un autre fait d'armes de M. Séralini, sur un test d'allergénicité (irritation de la peau) chez le lapin ([5], page 292) :

 

« Désolé, seuls trois lapins sur douze au total ont subi le traitement aubergine Bt ; ceci n'est pas du tout sérieux.  Pour tester sérieusement des problèmes d'immunité [immune problems] dans une situation humaine entière ? Révisez votre physiologie. »

 

Nous nous faisons une autre image de l'Université française...  C'est nous qui sommes – vraiment – désolés.

Wackes Seppi

____________________

 

[1]  India's Scholar-Prime Minister Aims for Inclusive Development En PDF :

http://db.zs-intern.de/uploads/1330329299-IndianPM-Science.pdf

« La biotechnologie a un potentiel énorme et nous devrons utiliser le moment venu le génie génétique pour augmenter la productivité de notre agriculture.  Mais il y a des controverses.  Il y a des ONG, souvent financées à partir des USA et des pays scandinaves, qui n'ont pas une idée exacte des défis auxquels notre pays doit faire face en matière de développement. »

 

[2]  ‘No NGO pressure for moratorium on Bt Brinjal'

http://www.thehindu.com/news/national/article2935900.ece

 

[3]  http://moef.nic.in/downloads/public-information/minister_REPORT.pdf

Les consultations avaient été préparées par un aide-mémoire que l'on trouvera à :

http://moef.nic.in/downloads/public-information/Bt%20Brinjal%20Primer.pdf

 

[4]  Par exemple : GEAC may renew battle over Bt brinjal :

http://www.livemint.com/2010/04/16225753/GEAC-may-renew-battle-over-Bt.html

On notera que cet article cite M. Séralini, du CRIIGEN, en tant que producteur de littérature essentielle.

 

[5]  http://moef.nic.in/downloads/public-information/Annex_BT.pdf

Les contributions de G.-É Séralini sont aux pages 274 à 303.  Le document entier fait 25 MB.

 

[6]  Challenges posed by Bt Brinjal, avec un historique de l'affaire :

http://timesofindia.indiatimes.com/india/Challenges-posed-by-Bt-Brinjal/articleshow/5541948.cms

 

[7]  Voir les « actus membres » sur le site du CRIIGEN (http://www.criigen.org), et Séralini : le prix de l'ego :

http://www.agriculture-environnement.fr/A-la-Une,6/seralini%E2%80%89-le-prix-de-l-ego.html

Sans oublier Droit de réponse du professeur Séralini

http://www.agriculture-environnement.fr/Newsletter/droit-de-reponse-du-professeur-seralini.html

 

[8]  Ces données se trouvent à :

http://www.envfor.nic.in/divisions/csurv/geac/bt_brinjal.html

 

[9]  Voir notamment l'explication de la pétition lancée par la Fondation Sciences citoyennes et le European Network of Scientists for Social & Environmental Responsibility : « Pour le respect de la controverse scientifique et de l’expertise contradictoire – Soutien à Gilles-Eric Séralini et à ses co-auteurs » :

http://www.criigen.org/SiteFr/images/stories/lettresoutien-geseralini_mars2010.pdf

 

[10]  Pour l'épisode judiciaire peu glorieux pour la controverse scientifique et l'expertise contradictoire, on se reportera à la série Séralini c. Fellous : la science politisée, la justice instrumentalisée, les masques tombent ! :

http://imposteurs.over-blog.com/article-seralini-c-fellous-la-science-politisee-la-justice-instrumentalisee-les-masques-tombent-1-64980940.html

http://imposteurs.over-blog.com/article-seralini-c-fellous-la-science-politisee-la-justice-instrumentalisee-les-masques-tombent-2-par-wackes-seppi-65324096.html

http://imposteurs.over-blog.com/article-seralini-c-fellous-la-science-politisee-la-justice-instrumentalisee-les-masques-tombent-3-par-wackes-seppi-65890264.html

http://imposteurs.over-blog.com/article-seralini-c-fellous-la-science-politisee-la-justice-instrumentalisee-les-masques-tombent-4-par-wackes-seppi-66303366.html

http://imposteurs.over-blog.com/article-seralini-c-fellous-la-science-politisee-la-justice-instrumentalisee-les-masques-tombent-5-par-wackes-76194721.html

ainsi que Gilles-Eric Séralini, victime de diffamation ? :

http://imposteurs.over-blog.com/article-gilles-eric-seralini-victime-de-diffamation-50274751.html

 

[11]  Pour un exposé historique (jusqu'à décembre 2010), voir The Bt Brinjal Story :

http://sumansahai-blog.blogspot.fr/2010/12/bt-brinjal-story.html

 

[12]  Moratorium on Bt Brinjal – A Review of the order of the Minister of Environment and Forests, Government of India, C. Kameswara Rao :

http://www.whybiotech.com/resources/tps/Moratorium_on_Bt_Brinjal.pdf

 

[13]  Rapport du Pr G.E. Séralini sur l'aubergine Bt "brinjal" en Inde (avec liens) :

http://www.criigen.org/SiteFr//index.php?option=com_content&task=view&id=238&Itemid=113

 

[14]  http://www.criigen.org/SiteFr/images/biographie-ges.pdf

 

[15]  La même question a été posée à propos de son titre bidon de scientifique international de l'année 2011.  Voir par exemple Anti-GM speaker draws fire :

http://sl.farmonline.com.au/news/nationalrural/grains-and-cropping/general/antigm-speaker-draws-fire/2480914.aspx?storypage=0

 

[16]  Le rapport d'essai se trouve aux pages web 27 à 60 de :

http://www.envfor.nic.in/divisions/csurv/geac/images/cry1AC/TOXICOLOGY%20AND%20ALLERGENICITY%20STUDIESvol3new.pdf

 

[17]  « In cows milk production and composition were 10-14% changed. There was more milk and more roughage dry matter intake like if the animals were treated by a hormone. »

Dans le corps du texte, il est précisé : « Cows eating GM brinjal produced significantly (14.3 %) more milk, as if they were treated by a light hormone, in 42 days only. »

 

[18]  Une recherche sur « Bt brinjal cows hormone » donnait encore 16.800 résultats le 10 avril 2012.  Une recherche qui intègre l'expression « as if the animals were treated by a hormone » en donnait 68.  L'affirmation de M. Séralini a bien évidemment été reprise par tous les sites anti-OGM (les sites qui « ne sont pas contre mais... »), par exemple :

http://www.i-sis.org.uk/Bt_Brinjal_Unfit.php

 

[19]  Cette étude illustre un autre problème d'accusations infondées récurrentes.  Sa page de titre fait état d'un « sponsorer », Mahyco.  Les mouvements anti-OGM en déduisent que les laboratoires concernés ne sont pas indépendants, à tort car cette indication signifie simplement que l'étude a été financée par, en l'espèce, Mahyco.  Voir par exemple :

http://www.rue89.com/2009/10/22/inde-brinjal-bt-une-aubergine-ogm-qui-seme-la-discorde-122844

Mais il va de soi, pour ces mouvements, que M. Séralini reste indépendant quand ses études sont sponsorisées et financées par Greenpeace, Carrefour, Sevene Pharma, etc.).

 

[20]  La critique de ce biais par Monsanto, les agences officielles et les chercheurs est récurrente, ce que M. Marc Fellous et l'AFBV ont exprimé par « ses travaux ont toujours été invalidés par la communauté scientifique » (évidemment, Monsanto emploie des chercheurs de très haut niveau et les agences font appel à des chercheurs de ce calibre).  Cela ressort très nettement des documents qui ont été annexés à l'explication de la pétition lancée par la Fondation Sciences citoyennes (voir note 9) – à l'évidence pour démontrer que M. Séralini était victime d'une cabale (voir à cet égard la remarque liminaire figurant à la page web 52 du document reproduit à :

http://sciencescitoyennes.org/IMG/pdf/Annexe-support-Seralini_etal_2010.pdf

Ainsi le Haut Conseil des biotechnologies a écrit (ibid., page 42) :

 

« Seuls des arguments d'ordre statistique, non recevables pour un statisticien et un toxicologue, sont mis en avant pour justifier les conclusions de l'étude.  Il est important de rappeler ici la contribution de la statistique : c'est un outil d'aide à la décision, mais pas un outil de décision.  Ce n'est pas la statistique qui permet de conclure si un OGM est dangereux ou non pour la santé humaine.  La statistique est là pour aider le toxicologue à évaluer correctement les risques de se tromper en concluant sur l'absence ou la présence d'effets négatifs.  [...] »

 

Pour SFANZ, l'autorité australo-néozélandaise (ibid., page 36) :

 

« Séralini et al. ont déformé la signification toxicologique de leurs résultats en mettant indument l'accent sur le traitement statistique des données et en omettant de tenir compte d'autres facteurs pertinents.  Le recours exclusif aux statistiques pour déterminer les effets liés aux traitements n'est pas indicatif d'une analyse toxicologique robuste.  Il n'y a pas de preuve corroborante qui mènerait indépendamment à la conclusion qu'il y avait des effets significatifs du point de vue de la toxicologie... »

 

[21]  On trouvera aussi une récapitulation fort utile des allégations et réponses dans Report of the Expert Committee (EC-II) on Bt Brinjal Event EE-1 :

http://moef.nic.in/downloads/public-information/Report%20on%20Bt%20brinjal.pdf

 

 

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commentaires

Wackes Seppi 08/05/2012


Merci pour ce lien très intéressant :


 


« Daniel Ocampo, agent de campagne de Greenpeace Asie du Sud-est pour l'agriculture durable, a déclaré qu'avec le gène de résistance aux insectes introduit dans l'aubergine Bt,
celle-ci risque de créer des mauvaises herbes agressives qui pourraient semer la désolation dans l'agriculture locale et les habitats naturels. »


 


(Les italiques sont les miens.)


 

philou 16/05/2012


Mais, si on laisse de coté un instant la polémique axée sur ce professeur et qu'on revient à l'essentiel, tout ça montre qu'une étude portant sur sept lapins et deux fois huit vaches, sur un mois
ou deux est quelque chose de suffisament fiable. Il ne faudra donc pas être plus exigeant, et venir dire devant une étude souhaitant prouver l'efficacité de l'homéopathie ou la
supériorité du bio que des stats sur d'aussi faibles échantillons n'ont guère de signification et qu'en conséquence il n'y a pas lieu de parler d'une chose non scientifique. Pour ma part, pardon,
mais j'estime que sept lapins, c'est limite du foutage de g..., que les lapins soit ogm ou homéopathiques.

Lolo 22/05/2012


Un site qui prétend défendre "la science" en regroupant un ramassis de mensonges.


Qui vous finance ?

Laurent Berthod 23/05/2012


La bonne questionn'est pas qui vous finance ? mais ce que vous dites est-il raisonnable ?


La question qui vous finance ? autrement dit, d'où parlez-vous ? est une sale manie, très française, héritage du stalinisme.

Rivendell 23/05/2012


@Lolo: Moi, quand j'accuse quelqu'un de mentir, je me débrouille pour le prouver.

Cetrumo 27/05/2012


La question du financement n'est pas une manie exclusivement française.


Aux USA on s'est aperçu que les "chercheurs" qui minoraient les effets cancérigènes du cancer étaient soutenus financièrement par les fabricants du tabac. 


Il est naturel que ceux qui soutiennent ce blog soient gênés par ces questions. Ils ne répondront pas.
Mais il suffit de remarquer qu'un blog comme celui ci représente une quantité de travail non négligeable. De toute évidence l'auteur a les moyens de consacrer une bonne partie de sont temps à
cela. 


 


Le financement de ce site, est une question importante, mais pour avoir une réponse il faut faire une enquête sur les gens qui l'animent. Pour ma part je n'ai pas les moyens (contrairement à eux)


 


Quant aux positions défendues :


 


Il ne s'intéresse que à un certain type de questions. Les problèmes de :


 


- concentration de l'industrie semencière 


 


- ou de contamination de l'environnement par transmission de gênes 


 


- ou de nouvelles formes de d'adaptation des insectes et ou parasites auxquels résistent les OGM ne lui intéressent pas. 


 


Il n'est intéressé que par la justification du discours des grands industriels semenciers ou du nucléaire


 


Au départ j'ai cru qu'il s'agissait d'un scientiste un peu naïf. Ce loin d'être le cas.  


 


Cela reste néanmoins un site d'intérêt pour voir le discours avec lequel ces crapules trompent le naïfs (que heureussement devienent plus rares). 

Wackes Seppi 03/06/2012


 


M.Mme Cetrumo a un discours bien carré : on est une crapule dès lors que l'on énonce un fait ou une opinion qui, quoique solidement étayés, n'emportent pas son adhésion pour cause, notamment
d'idéologie.


 


On est une crapule dès lors que l'on dénonce, démonstration à l'appui, une « expertise », soumise à une Cour suprême, qui comprenait des déclarations que l'auteur savait pertinemment
fausses*, ce qui a normalement une qualification pénale pour l'auteur et/ou la partie qui a soumis cette « expertise » dans le cadre de ses écritures.


 


La question du financement se pose effectivement. Quand un produit tel qu'un article scientifique est douteux ; encore plus quand les produits sont systématiquement affectés de biais. Quand
l'auteur se prétend victime de persécutions de la part de la communauté scientifique ou d'intérêts économiques, etc.


 


La question se pose en particulier pour cette « expertise » mensongère et dans le cas de nombreux travaux de son auteur. Tout comme se pose la question de ses affiliations politiques et
professionnelles. En fait, il n'y a plus de questions : les réponses sont connues.


 


Quant à ce site, il ne m'appartient pas. J'y contribue car j'estime qu'il est de la plus haute importance pour notre avenir – celui de nos enfants et petits-enfants qui seront des citoyens d'un
petit pays dans une planète de neuf milliards d'habitants en 2050 – de défendre la science contre tous les charlatanismes et les impostures ; de promouvoir des décisions politiques engageant
notre avenir qui soient fondées sur des analyses rationnelles et non sur des thèses foireuses propagées à grand coups de battage médiatique ou de manière plus insidieuse.


 


Et vous avez raison sur le fait que « l'auteur – moi en l'occurrence – a les moyens de consacrer une bonne partie de son temps à cela ». Et figurez-vous que personne ne me paie !


 


________________


 


*  On ne peut, faute de preuves en sens contraire, que lui reconnaître la capacité, par exemple, de lire un tableau de chiffres et de constater qu'une différence provient du
comportement anormal du témoin et non l'objet testé.

Anton Suwalki 04/06/2012


Après le laborieux effort de Bill pour trouver une explication en termes de besoin en fonds
de roulement , on notera une seule chose :  à chaque fois qu'on oppose des faits précis et en l'occurence des chiffres précis et documentés , Bill & consorts se précipitent pour
essayer d'élaborer une nouvelle hypothèse qui permettrait de sauvegarder le mythe .....Au passage, au vu de cette confusion, je pense que les agriculteurs indiens petits ou pas, dans leur grande
sagesse, éviteraient de vous confier l'expertise comptable :)

Wackes Seppi 28/01/2014


Ça bouge au Bangladesh :


 


http://www.thedailystar.net/online/cultivation-of-bt-brinjal-begins-7971


 


Pour comprendre les enjeux sanitaires :


 


http://www.forumphyto.fr/2014/01/13/aubergines-au-bangladesh-pesticides-ogm-et-sante-des-agriculteurs/


 


http://btbrinjal.tumblr.com/pesticides


 


.


 


Tiré du discours du président de l'Union indienne, M. Pranab Mukherjee devant la conférence des vice-chanceliers des universités agricoles, le 19 janvier 2014 :


 


« 12.  The advent of genetic engineering has removed the natural barrier to gene exchange and transfer. Development of transgenic crop varieties having the novel traits of
insect resistance, herbicide tolerance and hybrid production has led to significant cultivation of Genetically Modified crops. These crops presently occupy 170 million hectares in 28 developed
and developing countries. In India, Bt-Cotton has boosted cotton production and enhanced its export earnings. We have to pursue these new technologies for the benefits they provide. At the same
time, public concerns have to be addressed through increased awareness and biotechnology education. »


 


 


http://www.icar.org.in/en/node/7237

microneedle roller before after 21/04/2014

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